Cycle de discussions

Super-décélération : rencontres pour une décélération des images

- 28 et 29 avril 2019, La Colonie, 128 rue La Fayette, 75010 Paris

En collaboration avec la GALERIE SATOR, La Colonie propose un cycle de discussions autour de l’image et du cinéma en conflit aujourd’hui.

Faites d’allers-retours, ces rencontres s’invitent dans le quotidien des photoreporters et photoreportrices aujourd’hui, dans celui d’activistes mais aussi d’artistes et de peintres. Dans un quotidien fait d’immédiateté et d’accumulations d’images, comment artistes et journalistes travaillent-ils à rendre une temporalité, une durée de vie et un sens aux images de conflits, premières armes dans des sociétés de la (més)information ?... ?

Retrouver tout le programme

Et sur Facebook

A noter :

- Dimanche 28 avril 2019, 17h30-19h

Propagande de guerre et fantasmes occidentaux : la propagande de l’Etat Islamique
Avec Jean-Louis Comolli, Juan Branco

L’organisation de l’Etat Islamique combat-il le monde mondialisé ou en est-il le plus pur produit ? Entre création de la plus grande machine de propagande (illégale) de ce siècle et réappropriation des codes hollywoodiens, nous proposons une discussion autour des liens entre capitalisme, l’hypertrophie de la mise en image, l’Etat Islamique, Hollywood, nos fantasmes et le cinéma. Jean-Louis Comolli est ancien rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, il est l’auteur Daech, le cinéma et la mort (Verdier). Juan Branco est avocat, il est l’auteur de D’Après une image de Daech (éditions Fécamp, 2017).

- Lundi 29 avril 2019, 13h45-15h45

Censure et propagande : comment montrer les guerres contemporaines médiatiques et les archiver ?
Avec : Khaled Barakeh, Enrico de Angelis, Philippe Dagen

Entre censure sur les réseaux et saturation des images, comment repenser des processus de monstration qui redonnent un sens à celles-ci ? La guerre en Syrie qui s’épanche encore a été un des conflits le plus documenté. Jamais encore, une guerre n’avaient été autant vue et les archives s’accumulant aujourd’hui donnent lieu à des interrogations pour - un jour peut-être - un futur jugement.

- Lundi 29 avril 2019, 19h-20h

Débat Le moment révolutionnaire en Algérie : la co-analyse et production des images dans le mouvement

Les printemps arabes de 2011 avaient donné à l’époque lieu à une stupéfaction globale quant au rôle pour autant bientôt relativisé des réseaux sociaux dans la prise d’ampleur du mouvement. Nous ne savions à l’époque que faire de cette multiplication des images dont le bousculement, l’anarchie n’avait d’égal que l’irréductible incompressibilité des mouvements populaires. Remplaçaient-ils la presse ? Quelles images étaient Vraies ? Fausses ? D’où venaient-elles ?
En comparaison, la présence immédiate des images des récents soulèvements en Algérie a échappé à cette stupéfaction générale. Il existe aujourd’hui une connaissance globale, innée, et populaire de l’organisation et de la divulgation de l’information mais aussi après les printemps arabes, une connaissance politique plus répandue, une approche critique peut-être, une familiarité avec le potentiel révolutionnaire des images.
Deux semaines après le début du soulèvement, on analysait déjà le traitement de la presse internationale, notamment française du mouvement, la sémantique, la censure, et la possible réappropriation populaire des récits. Le 29 avril 2019 où en serons-nous ? Comment pourrons-nous analyser le traitement sémantique et imagé du mouvement en Algérie (où qu’il en soit) ? Nous proposons ici une discussion ouverte et comparative autour de ces questions.