
Soutenance de thèse de Shahista REFAAT
ED 355 - Espaces, Cutures, Sociétés, Aix-Marseille Université. Spécialité : mondes arabe, musulman et sémitique
Titre de la thèse
Esclaves et affranchis d'origine éthiopiennes au Proche-Orient à l'époque Mamelouke (Égypte, Syrie, Hijaz) : XIIIe-XVIe siècles.
Jeudi 2 juillet 2026, 14h00, Mmsh/Maison méditerranéenne des sciences humaines et sociales, salle Georges Duby, Aix-en-Provence.
Jury
Julien Loiseau, professeur des universités, Aix-Marseille Université, IREMAM.
Paulin Ismard, professeur des universités, Aix-Marseille Université.
Mathieu Eychenne, maître de conférences Université Paris-Cité.
Marie Laure-Derat, directrice de recherche au CNRS, UMR 8167 Orient et Méditerranée.
Hayet Amamou, professeure des universités, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, Université de Tunis.
Résumé de la thèse
La thèse portera sur « L'esclavage des Éthiopiens au Moyen Âge ». Le commerce et l'emploi d'esclaves éthiopiens – femmes, hommes, eunuques – sont déjà attestés au Proche-Orient dans l'Antiquité tardive. Le développement de la traite à longue distance au Moyen Âge, dans le cadre du monde islamique, lui donne une ampleur sans précédent. L'origine éthiopienne des esclaves était en effet prisée pour certains usages et certaines fonctions sociales, parfois au plus près du souverain. Des affranchis d'origine éthiopienne ont ainsi pu accéder à de hautes positions dans le monde islamique médiéval. Mais l'emploi domestique d'esclaves éthiopiens était aussi très fréquent à un niveau plus ordinaire. La thèse, sous la direction de Julien Loiseau (Aix-Marseille Université), aura pour objectif de documenter l'histoire des esclaves et affranchis éthiopiens dans ses différentes dimensions : juridique, économique, sociale, culturelle, politique et diplomatique.